Bienvenue sur le site de la fédération M.A.N.C.H.E Une fédération active
Depuis sa création en 1992 et sa participation à une première manifestation ("Brest 1992"),la fédération régionale a rassemblé de multiples actions. La démarche choisie est non seulement la sauvegarde mais aussi l'animation d'un patrimoine voulu le plus vivant et le plus proche possible.
La fédération est une structure d'échanges d'information et d'entraide ,qui lorsqu'il lui est demandé ,sert d'interlocuteur entre les collectivités et les nombreuses entités associatives et individuelles qui couvrent le patrimoine maritime et fluvial.
Un bilan solide
* Participation maritime et terrestre aux rassemblements régionaux nationaux et internationaux français et étrangers (Caen, Dives sur mer, Honfleur ,Cherbourg, le Havre, le Tréport, Fécamp,Golfe du Morbihan, Brest, Douarnenez, Rouen, Bristol......). * Partenariat et participation dans les manifestation locales et régionales. * Échanges avec les fédérations des autres régions française( Nord Pas de Calais, Bretagne...). * Coédition de C.D et de cahier de Chants de Marins avec la revue " Le Chasse Marée ". * Siége au conseil d'administration de l' Association du Patrimoine Maritime et Fluvial. * Des membres actifs au bilan varié et élogieux : o Restaurations de vieux gréements, construction et gestion de répliques fidèles (bateau,cabestan, fumoir....). o Création de musées maritimes et fluviaux. o Sauvetage et inventaire d'archives, d'objets, ( bateaux,calvaires ....)et de bâtiments, de chants de marins etc.. o Organisation de manifestations * Beaucoup d'autres actions encore....
Une région au riche patrimoine à explorer et à sauvegarder.
Prés de 600 km de côtes et de très nombreux cours d'eau (du plus modeste à la plus prestigieuse Seine) vous attendent. Naviguer sur les vieux gréements et dans les collections de musées. Découvrir un patrimoine parfois plus que centenaire. Rejoignez les très nombreuses associations de passionnés et faites revivre les témoignages du passé pour que notre patrimoine d'hier soit celui de demain. Sauvez les archives (écrites, sonores, audiovisuelles....) en les signalant aux associations et à la fédération.
Tout d'abord rappelons le but de la fédération tel qu'il est défini dans ses statuts
* Contribuer à l'identification et à la mise en valeur du Patrimoine maritime et fluviale de Normandie,ainsi que d'attirer l'attention des pouvoirs publics,des privés et des particuliers sur la question s'y rapportant.
* Être le lien entre les acteurs qui oeuvrent autour des pôles que sont la culture et le patrimoine maritime et fluvial.
* Représenter ses membres auprès des structures et institutions publiques ou privées,locales, départementales, régionales, nationales et internationales.
* Susciter et coordonner des actions de recherche de conservations, de restaurations, d'inventaire, de collecte, d'animation, de formation, de financement liées à la culture et au patrimoine maritime et fluvial de Normandie.
* Apporter aides et conseils de toute nature à ces membres pour la réalisation de leurs projets,ainsi qu'à toute personne physique ou morale agissant dans le cadre de l'objet fédératif.
La tâche est donc doublement vaste de par son objet et par l'importance du patrimoine de Normandie (un des plus important de France).
A l’attention des membres de la Fédération Manche Normandie
Suite à la rencontre avec les organisateurs de BOAT EXPO NORMANDIE qui se tiendra à Ouistreham du 03 05 sept. 2010 il m’a été transmis la proposition ci-dessous.
La réservation d’un espace à flot et d’un espace couvert ne se justifie que si le nombre de participants est suffisant !
Pourriez-vous me faire savoir pour le 15 juin au plus tard(1) si vous envisagez de participer, et si oui, sous quelle forme ? ( présence de bateau(x) et/ou espace couvert) je suis à votre disposition pour toutes informations complémentaires.
Nota : (1) Si vous souhaitez participer à Boat Expo l’organisateur propose de consacrer un espace au sein de son programme officiel qui sera distribué pendant et avant l’événement. Fournir une dizaine de lignes de présentation de votre activité, ou des projets que vous souhaiteriez mettre en avant, avec une photos .
(2) Si un défraiement a été évoqué pour les participants et non la Fédération son montant reste subordonné au nombre de participants et ne serait qu’une participation aux frais de déplacement, elle ne concernerait que ceux qui se seront inscrits dès maintenant.
Le correspondant pour le Calvados de la Fédération M.A.N.C.H.E. Normandie
A l’attention des membres de la Fédération Manche Normandie
Suite à la rencontre avec les organisateurs de BOAT EXPO NORMANDIE qui se tiendra à Ouistreham du 03 05 sept. 2010 il m’a été transmis la proposition ci-dessous.
La réservation d’un espace à flot et d’un espace couvert ne se justifie que si le nombre de participants est suffisant !
Pourriez-vous me faire savoir pour le 15 juin au plus tard(1) si vous envisagez de participer, et si oui, sous quelle forme ? ( présence de bateau(x) et/ou espace couvert) je suis à votre disposition pour toutes informations complémentaires.
Nota : (1) Si vous souhaitez participer à Boat Expo l’organisateur propose de consacrer un espace au sein de son programme officiel qui sera distribué pendant et avant l’événement. Fournir une dizaine de lignes de présentation de votre activité, ou des projets que vous souhaiteriez mettre en avant, avec une photos .
(2) Si un défraiement a été évoqué pour les participants et non la Fédération son montant reste subordonné au nombre de participants et ne serait qu’une participation aux frais de déplacement, elle ne concernerait que ceux qui se seront inscrits dès maintenant.
Le correspondant pour le Calvados de la Fédération M.A.N.C.H.E. Normandie
Le port DIELETTE vous souhaite la bienvenue, INSCRIVEZ-VOUS !
nouveau numéro: 06.82.37.75.62
Faites circuler !
Hors le programme joint, un repas des équipages est offert le samedi soir; Pour le repas du dimanche soir, le nombre limite par bateau est à discuter comme d'ailleurs les possibilités d'indemnisation des frais de carburant au n° de téléphone ci-dessus.
Le port DIELETTE vous souhaite la bienvenue, INSCRIVEZ-VOUS !
nouveau numéro: 06.82.37.75.62
Faites circuler !
Hors le programme joint, un repas des équipages est offert le samedi soir; Pour le repas du dimanche soir, le nombre limite par bateau est à discuter comme d'ailleurs les possibilités d'indemnisation des frais de carburant au n° de téléphone ci-dessus.
Sauvez le bateau de César,si son bateau n'est pas vendu il va partir à la casse ,dommage !!!!! n'hésiter pas à lui faire une offre.
Sauvez le bateau de César,si son bateau n'est pas vendu il va partir à la casse ,dommage !!!!! n'hésiter pas à lui faire une offre.
Port en Bessin
- par Thierry Binard
le 13/03/2010 ¤ 10:00
Bonjour à tous
Port en Bessin Huppain, ses commerçants, et ses associations organisent la 2ème édition de « Terre et Mer » les 17 et 18 avril.
Les associations du patrimoine maritime et les bateaux traditionnels de notre région sont invités à participer à cette manifestation.
L’association « La jolie brise » se charge de nous accueillir.
Afin de faciliter la tâche de l’association, de respecter les consignes des services portuaires et de s’inscrire dans le dispositif des organisateurs, il est nécessaire de nous faire part de votre intention de participer à cette manifestation pour le 03 avril au plus tard.
L’association « La jolie brise » et moi-même restons à votre disposition pour tous renseignements complémentaires
Amitiés maritimes,
Le correspondant pour le Calvados de la Fédération M.A.N.C.H.E. Normandie
L'Equipage de La Jolie Brise vous invite cordialement à participer à la 2ème édition de la manifestation Terre et Mer à Port en Bessin les 17 et 18 avril 2010.
Nous vous proposons de passer deux jours aux couleurs du terroir normand. Marché du terroir et du poisson, danses folkloriques, feu d’artifice, marché du livre normand, vente et dégustation de produits du terroir et vente directe de poissons tout juste sortis de l’eau et de visites de vieux gréements, évolutions nautiques.
Au programme :
Samedi 17 avril 2010
·Réception des équipages samedi 17/04 à 9H30
·Pot de l'amitié samedi 12H
·Evolution dans les bassins et l'avant port
·Samedi à partir de 19H Repas des Equipages à la Salle des Fêtes.
Port en Bessin Huppain, ses commerçants, et ses associations organisent la 2ème édition de « Terre et Mer » les 17 et 18 avril.
Les associations du patrimoine maritime et les bateaux traditionnels de notre région sont invités à participer à cette manifestation.
L’association « La jolie brise » se charge de nous accueillir.
Afin de faciliter la tâche de l’association, de respecter les consignes des services portuaires et de s’inscrire dans le dispositif des organisateurs, il est nécessaire de nous faire part de votre intention de participer à cette manifestation pour le 03 avril au plus tard.
L’association « La jolie brise » et moi-même restons à votre disposition pour tous renseignements complémentaires
Amitiés maritimes,
Le correspondant pour le Calvados de la Fédération M.A.N.C.H.E. Normandie
L'Equipage de La Jolie Brise vous invite cordialement à participer à la 2ème édition de la manifestation Terre et Mer à Port en Bessin les 17 et 18 avril 2010.
Nous vous proposons de passer deux jours aux couleurs du terroir normand. Marché du terroir et du poisson, danses folkloriques, feu d’artifice, marché du livre normand, vente et dégustation de produits du terroir et vente directe de poissons tout juste sortis de l’eau et de visites de vieux gréements, évolutions nautiques.
Au programme :
Samedi 17 avril 2010
·Réception des équipages samedi 17/04 à 9H30
·Pot de l'amitié samedi 12H
·Evolution dans les bassins et l'avant port
·Samedi à partir de 19H Repas des Equipages à la Salle des Fêtes.
Tél 0231219233 Fax 0231220840 Mail association@lajoliebrise.com
PORT EN BESSIN HUPPAIN
AVRIL 2010 - heure légale
La porte écluse est ouverte de PM -2h à PM +2h
Pour plus de précisions contacter la cabine de la porte et du pont
VHF 18 tél. 02 31 21 71 77
DATE
Pleines mers
Basses mers
Coef.
Matin
Soir
Matin
Soir
Samedi 10
08h33
21h03
03h03
15h24
49/55
Dimanche 11
09h11
21h32
03h55
16h13
60/66
Lundi 12
09h42
21h59
04h38
16h55
71/75
Mardi 13
10h13
22h29
05h16
17h33
79/83
Mercredi 14
10h45
23h01
05h52
18h07
85/88
Jeudi 15
11h18
23h33
06h26
18h41
89/90
Vendredi 16
11h52
-
07h00
19h15
90/-
Samedi 17
00h05
12h27
07h35
19h49
89/87
Dimanche 18
00h39
13h06
08h09
20h23
85/81
Lundi 19
01h18
13h52
08h45
21h00
77/73
Mardi 20
02h05
14h48
09h25
21h45
67/62
Mercredi 21
03h03
16h02
10h14
22h44
57/52
Jeudi 22
04h21
17h32
11h22
-
49/47
Vendredi 23
05h51
18h57
00h07
12h52
48/52
Samedi 24
07h11
20h03
01h36
14h13
57/63
Dimanche 25
08h11
20h49
02h48
15h20
70/77
Actualité
- par thierry le 09/02/2010 ¤ 14:35
Actualité Granville
lundi 08 février 2010
Le Marité fait des vagues au conseil municipal
À la fin de l'année, Granville doit accueillir le terre-neuva Le Marité dont le chantier de restauration se poursuit actuellement à Saint-Vaast-la-Hougue. : Archives Ouest-France
Une garantie d'emprunt de 184 000 €, pour financer les travaux de finition du bateau, a été votéevendredi soir. Cinq élus d'opposition se sont abstenus. Ils demandent plus de transparence sur le projet.
Vendredi soir, lors du conseil municipal, le maire Daniel Caruhel a proposé aux élus de voter une garantie d'emprunt de 184 000 € pour financer les travaux de finition et d'aménagement du Terre-neuva Le Marité.« C'est en quelque sorte une caution vis-à-vis de la banque », explique Yves Sévin, adjoint à l'urbanisme.
Elle équivaut à la part de la Ville dans un emprunt total de 2 300 000 €, qui devrait être contracté au taux maximal de 4 % sur une vingtaine d'années et pris en charge principalement par le conseil général (76 %). « Sans cette garantie, la banque n'acceptera pas de prêter l'argent », précise Yves Sévin.
Selon le maire, le bénéfice tiré de l'exploitation du navire, destiné notamment à accueillir des séminaires, devrait permettre de rembourser l'emprunt, du moins en grande partie. « Un emprunt à 4%, c'est relativement élevé. On peut sûrement trouver mieux », a fait remarquer l'élue d'opposition Dominique Baudry. « Je m'étonne vraiment qu'on n'ait toujours pas eu un document de faisabilité », a ajouté son co-listier Jean-Marie Wojylac. « Je ne voudrais pas que ce projet capote et je ne peux pas voter un emprunt aussi important sur votre simple déclaration que le bateau va s'autofinancer. »
« Ne pas prendre la ceinture et les bretelles »
Réponse de Daniel Caruhel, agacé : « Il ne faut pas prendre toujours la ceinture et les bretelles. C'est un projet tellement novateur que forcément il y a des incertitudes et des risques. Mais si on ne vote pas, le projet ne se fera pas. Et puis, avec le conseil général et les autres partenaires, on a évidemment établi un budget prévisionnel.» « Mais donnez-le nous! », s'est alors exclamée Dominique Baudry.
« Laissez-nous travailler tranquillement », est intervenu Jean-Marc Julienne, élu de la majorité et conseiller général. « Au Groupement d'intérêt public (Gip) (1), nous travaillons avec des gens sérieux qui vont négocier un taux d'emprunt au plus bas. Et puis, avec Le Marité, Granville va devenir le port du dernier terre-neuva français. Il y aura forcément des grosses retombées médiatiques et touristiques et donc financières.»
Intervenant à son tour, Didier Leguelinel, conseiller de la majorité, a précisé : « Le bateau sera géré par le biais d'une délégation de service public. Un appel d'offres a été lancé. Rien n'est évidemment fait mais une entreprise est déjà candidate et elle s'engage à honorer le remboursement de l'emprunt. »
La garantie d'emprunt a finalement été votée à la majorité. Cinq élus d'opposition se sont abstenus, dénonçant un manque de transparence.
À la fin de l'année, Granville doit accueillir le terre-neuva Le Marité dont le chantier de restauration se poursuit actuellement à Saint-Vaast-la-Hougue. : Archives Ouest-France
Une garantie d'emprunt de 184 000 €, pour financer les travaux de finition du bateau, a été votéevendredi soir. Cinq élus d'opposition se sont abstenus. Ils demandent plus de transparence sur le projet.
Vendredi soir, lors du conseil municipal, le maire Daniel Caruhel a proposé aux élus de voter une garantie d'emprunt de 184 000 € pour financer les travaux de finition et d'aménagement du Terre-neuva Le Marité.« C'est en quelque sorte une caution vis-à-vis de la banque », explique Yves Sévin, adjoint à l'urbanisme.
Elle équivaut à la part de la Ville dans un emprunt total de 2 300 000 €, qui devrait être contracté au taux maximal de 4 % sur une vingtaine d'années et pris en charge principalement par le conseil général (76 %). « Sans cette garantie, la banque n'acceptera pas de prêter l'argent », précise Yves Sévin.
Selon le maire, le bénéfice tiré de l'exploitation du navire, destiné notamment à accueillir des séminaires, devrait permettre de rembourser l'emprunt, du moins en grande partie. « Un emprunt à 4%, c'est relativement élevé. On peut sûrement trouver mieux », a fait remarquer l'élue d'opposition Dominique Baudry. « Je m'étonne vraiment qu'on n'ait toujours pas eu un document de faisabilité », a ajouté son co-listier Jean-Marie Wojylac. « Je ne voudrais pas que ce projet capote et je ne peux pas voter un emprunt aussi important sur votre simple déclaration que le bateau va s'autofinancer. »
« Ne pas prendre la ceinture et les bretelles »
Réponse de Daniel Caruhel, agacé : « Il ne faut pas prendre toujours la ceinture et les bretelles. C'est un projet tellement novateur que forcément il y a des incertitudes et des risques. Mais si on ne vote pas, le projet ne se fera pas. Et puis, avec le conseil général et les autres partenaires, on a évidemment établi un budget prévisionnel.» « Mais donnez-le nous! », s'est alors exclamée Dominique Baudry.
« Laissez-nous travailler tranquillement », est intervenu Jean-Marc Julienne, élu de la majorité et conseiller général. « Au Groupement d'intérêt public (Gip) (1), nous travaillons avec des gens sérieux qui vont négocier un taux d'emprunt au plus bas. Et puis, avec Le Marité, Granville va devenir le port du dernier terre-neuva français. Il y aura forcément des grosses retombées médiatiques et touristiques et donc financières.»
Intervenant à son tour, Didier Leguelinel, conseiller de la majorité, a précisé : « Le bateau sera géré par le biais d'une délégation de service public. Un appel d'offres a été lancé. Rien n'est évidemment fait mais une entreprise est déjà candidate et elle s'engage à honorer le remboursement de l'emprunt. »
La garantie d'emprunt a finalement été votée à la majorité. Cinq élus d'opposition se sont abstenus, dénonçant un manque de transparence.
Benjamin SEZE.
Ouest-France
Meilleurs voeux
- par thierry
le 06/01/2010 ¤ 13:52
TOUTES L'ÉQUIPE DE LA FÉDÉRATION VOUS PRÉSENTE SES MEILLEURS VŒUX POUR L'ANNÉE 2010
TOUTES L'ÉQUIPE DE LA FÉDÉRATION VOUS PRÉSENTE SES MEILLEURS VŒUX POUR L'ANNÉE 2010
EXCEDE D AVOIR MANQUE LE POT A SAVARE HIER SAMEDI // PAS DE BOL ... AVEC DU CIDRE EVIDEMMENT !
BIEN A TOUS, VOUS CLIQUEZ SUR LE LIEN CI DESSOUS
VOUS POUVEZ ALORS CONSOMMER AVEC MODERATION ET ASSURER UNE DIFFUSION AIMABLE AUPRES DES AFFICIONADOS TOUT EN RECONNAISSANT QUE MES "PETITES" IMAGES COMME DISAIT DOM LOM RESTENT TOUJOURS LES MEILLEURES
UN CONCOURS PHOTOS SEMBLE DONC EXCLU // A MOINS QU' UNE MISS NORMANDIE NE VIENNE POSER EN TERRE SAVARE AUX COTES DE NOS REINES
// QUI L INVITE COMPTE TENU DE SON IDENTITE NATIONALE ?
AINSI DONC MISS FRANCE A SAVARE AU PLUS TOT !
DE JVG DE FALAISE APRES L OFFICE
NOTA : UN CRTL + F3 C' EST SI FACILE !
JEAN-VITAL GABET ST LAURENT FALAISE 01 47 58 67 02 OU 02 31 90 24 21
EXCEDE D AVOIR MANQUE LE POT A SAVARE HIER SAMEDI // PAS DE BOL ... AVEC DU CIDRE EVIDEMMENT !
BIEN A TOUS, VOUS CLIQUEZ SUR LE LIEN CI DESSOUS
VOUS POUVEZ ALORS CONSOMMER AVEC MODERATION ET ASSURER UNE DIFFUSION AIMABLE AUPRES DES AFFICIONADOS TOUT EN RECONNAISSANT QUE MES "PETITES" IMAGES COMME DISAIT DOM LOM RESTENT TOUJOURS LES MEILLEURES
UN CONCOURS PHOTOS SEMBLE DONC EXCLU // A MOINS QU' UNE MISS NORMANDIE NE VIENNE POSER EN TERRE SAVARE AUX COTES DE NOS REINES
// QUI L INVITE COMPTE TENU DE SON IDENTITE NATIONALE ?
AINSI DONC MISS FRANCE A SAVARE AU PLUS TOT !
DE JVG DE FALAISE APRES L OFFICE
NOTA : UN CRTL + F3 C' EST SI FACILE !
JEAN-VITAL GABET ST LAURENT FALAISE 01 47 58 67 02 OU 02 31 90 24 21
La Fédé dans les années 90
- par Thierry Binard
le 11/09/2007 ¤ 08:59
Voici un texte qui parle de la fédération MANCHE dans les années 90
Texte écrit pour le journal de la fédération Manche, dans les années 90. LE PATRIMOINE MARITIME EN BASSE-NORMANDIE En Novembre 1970, une revue polycopiée, est née dans les montagnes, LE PETIT PERROQUET. Elle lie quelques amoureux du monde de la mer et des bateaux. Le champ d’investigations est vaste: histoire des navires marchands, de guerre, de pêche ou de plaisance; puis les fervents adeptes de cette revue se sépareront pour aller chacun dans leur direction, faire leurs recherches selon les centres d'intérêt personnel et leur époque préférée. Il existe alors un monde qui n’a jamais, ou très rarement, provoqué l’intérêt des chercheurs: l’étroite bande côtière qui entoure la France. Si l’on connaît celui de la “grande marine”, des batailles navales, des victoires ou aussi des défaites, l’histoire de la vie de tous les jours: des pêcheurs, des constructeurs, de tous ceux qui vivent de la mer, reste pratiquement inconnue. Il paraît donc intéressant à quelques uns d’y enquêter de rechercher pour le faire connaître .Les résultas de ces recherches montrent qu’il est beaucoup plus riche qu’il n’y paraissait, tant au point de vue activités humaines que évolution des techniques de pêche et de construction. C’est durant cette période de recherches que naît, d’abord de manière insidieuse ,le livre “Bateaux de Normandie”qui ne sera publié qu’en 1984, et qui parait maintenant bien mince, car “les travaux pratiques” : les restaurations, les reconstructions, ont bien fait évoluer les connaissances. .. En 1978, quelques amis récupèrent plusieurs bateaux utilisés pour les pêches sur les côtes du Calvados. Il s’agissait d’un picoteux de Courseulles : le POPA découvert dans les prés de christe-marine à Sallenelles. Le propriétaire, n’en veut comme monnaie d’échange que quelques bouteilles de vin. Le deuxième est le dernier picoteux d’Isigny, bateau de la même famille mais différent de construction : le P’TIT PAUL. Le propriétaire nous le donne et une expédition avec Eric Bigotto nous permet de rapporter en même temps le troisième bateau, petit canot à clins de 2m50 fait par Monsieur Longuemare de Grandcamp. Enfin le quatrième est un curieux témoin des techniques archaïques, bien qu’il n’ait été construit qu’entre les deux guerres: il appartient au type du monoxyle surélevé avec un bordé à clins. C’est en quelque sorte l’état intermédiaire entre la pirogue et le bateau à quille d’une part, et le bateau à fond plat d’autre part. Ce bateau, très intéressant, est en dépôt au Musée du Bateau à Douarnenez, ainsi que “Popa” et “P’tit Paul”. C’est aussi bien, puisqu’au temps ou l’on rêvait de Musée en Normandie, le petit canot à clins et un certain nombre de bateaux collectionnés ont été soigneusement passés au bulldozer par les soins de l’entreprise chargée des travaux....du futur Musée! Enfin dernier bateau récupéré en ces “temps de rêves”....une chaloupe de Grandcamp très réussie, par Mr Louis Longuemare : le SOUVENIR. Celle-ci a été achetée pour 250 Frs et renflouée dans l’eau et la vase du port de Courseulles avec l’aide de Eric et Daniel Lafay. Elle mesurait7m de long. Après 4 ans dans un jardin, le notre...elle sera brûlée au chantier de Trouville où elle avait été emmenée pour une restauration de sauvetage. Le patron du chantier ayant changé dans l’intervalle. Le Picoteux de Grandcamp, le « StGermain », construit lui aussi par Louis Longuemare pendant la guerre, au sec sur la pelouse du presbytère de Courseulles et récupéré et remisé sur le terrain d’un chantier de Courseulles . A notre grande surprise il ne restera qu’un tas de cendre à notre congé suivant. L’association “VERGUILLON naît de ces“exploits” en 1980. La mode n’est pas encore complètement, au patrimoine maritime mais curieusement et sans se concerter les mêmes gestes sont entrepris à cette époque, sur toutes les côtes de France, par des passionnés d’histoire des techniques maritimes locales. Mais en Cotentin, depuis de nombreuses années, déjà, quelques bateaux naviguaient dans la tradition des canots à bourcet de la région. Le”NOCES-D’OR” à Monsieur PESNEL de StVAAST construit par GUERRAND dans les années 40 et un superbe canot à bourcet de 6m construit par P Bellot : ”JANIC”. En 1968 il naviguait à St Vaast, pour le plaisir, avec un flèche sur le tapecul! Cette très belle coque appartenait, je crois, à un ostreiculteur : Mr Jacky ADAM. Sa coque, très délabrée semblait à l’abandon, il y a deux ou trois ans près du phare Réville. Quand à Michel LEGAILLARD, de Fermanville, il naviguait déjà depuis quelques années avec CELINIE un petit canot du Cotentin du début du siècle. C’est aussi à ce moment-là que Jacques Dadure commence la restauration de sa MARIE MADELEINE. Ce travail énorme n’a pas encore mangé toute son énergie puisqu’il le mène encore avec patience et obstination fignolant sans cesse sa reconstruction. Il faut signaler aussi Pierre Lefevre, mécanicien sur la vedette des Douanes de Cherbourg qui mène à bien la première restauration de vaquelotte de Barfleur L’ORMEN LANG. C’était en 1981 et il est intéressant de noter que dans cette région « comme une île » il n’y a pas eu de rupture entre la navigation de travail traditionnelle et le commencement de sa mise en valeur avant qu’elle ne disparaisse, ce qui n’a pas été le as dans toutes les régions. Ainsi donc la récupération des 5 bateaux issus de chantiers différents constitue donc pour les compères, le début d’une étude des techniques utilisées localement en constructions navales. Accueillis et mis en valeur au Musée de Douarnenez, alors en pleine gestation, ils y resteront. L’association“Verguillon”a continué un travail de collectage (A peu près une cinquantaine de bateaux) qui va trouver enfin son aboutissement, nous l’espérons, avec la participation au Centre de la mer de Tatihou A l’heure actuelle le port de St Vaast la Hougue accueille déjà les bateaux de plusieurs associations dont quelques unités de l’Association “Vaquelottes du Cotentin” et, en plus un ensemble de bateaux pêcheurs de Honfleur, Trouville, et aussi de StVaast, qui auraient dû être brûlés avec le plan Mellick. Des particuliers ont aussi leurs bateaux au ponton. Le charpentier, Jean-Pierre Laurence attaché au musée s’emploie à la restauration d’embarcations appartenant à l’association de l’Ile deTatihou Ce plan d’eau très attractif, voit aussi se développer des rencontres de bateaux de plaisance traditionnels: Hirondelles, 12 m² du Havre, bientôt Monotypes Minimum de la Manche, une Aile, actuellement en restauration, et d’autres moins connus.. Des initiatives privées voient le jour ,Jean-Claude FROUARD retrouve en 1988, dans un verger près de Lisieux ,celle qui reste encore la plus vieille chaloupe connue des chantiers LABREQUE de Courseulles. Datant 1921 et il la restaure à l’identique, c’est « BRISE » Olivier OUDRY avait, depuis quelques années, restauré un 12m2 du Havre et plus récemment Pierre DABURON est venu à bout d’un voilier signé Sergent, le TIGER RAG. En 1990, le lancement de la bisquine “LA GRANVILLAISE”copie d’un bateau représentant alors le type porté à sa perfection vers 1899, la ROSE MARIE. Monsieur ANFRAY de Granville n’a pas trahi, par son travail d’ébéniste, l’esprit du constructeur JULIENNE, qui aquarellait ses plans et ne savait faire que des bateaux superbes Ce deuxième grand bateau normand marque le Patrimoine maritime de notre région; Le concours de reconstructions ou de restaurations de bateaux traditionnels pour Brest92 a provoqué un engouement plus motivant, plus “grand public”, que la recherche et le collectage pour la connaissance et la conservation en Basse- Normandie. Durant 12 années nous n’avons pas su intéresser réellement les pouvoirs publics, et voilà que les buts proposés par ce concours apportent un deuxième souffle dans les ports de Basse-Normandie. Des énergies nouvelles, aidées par les collectivités locales et des sponsors lancent, et aboutissent à différents projets. , L’association “Educanaute“, spécialisée dans la réinsertion de jeunes, restaure une chaloupe de8m20 construite à Porten Bessin en 1941.Elle est remise en état et grée. L’UNION navigue entre le Cotentin et la côte du Calvados. A Dives le St REMY, joli bourcet-malet à l’origine, construit à Barfleur est restauré, mais il est gréé en flambard (foc, misaine et grand-voile) Long de 5m ce petit bateau rapide est une réminiscence des chaloupes utilisées pour la drague des huîtres à Réville, où ce gréement était très utilisé au 19ème siècle, et apportées avec plusieurs familles de pêcheurs venues à la fin du siècle dernier tenter leurs chance à DIVES. Il est armé par une équipe de solides matelots formés à l’école du CAPAC de Dives, et ce n’est pas peu dire....... Dans le même temps, une équipe d’infirmiers de l’hôpital du Bon-Sauveur de Caen et de celui de Trouville s’attaque à la construction d’une petite chaloupe crevettière d’un type utilisé à la fin du siècle dernier à Trouville et Honfleur. La LUNE naît dans une atmosphère chaleureuse. Ces bateaux sans prétentions de marche, mais stables et confortables, étaient utilisés par des pensionnés ou des matelots blessés ou usés par les opérations de virage à bras du chalut. Le type de bateau idéal pour l'embarquement de personnes handicapées. La “LUNE”, mesure 6m30, grée d 'un foc et d’une grand voile au tiers elle a 30m2 de “voilure”tout dessus”. Elle a été construite dans l’atelier de menuiserie d’un service du Bon Sauveur. L’opération a été une réussite pour les malades qui ont étés intéressés dans le projet. Tout près de là, à Honfleur, Mr Morice et son association s’activaient à redonner une deuxième vie à la “Ste BERNADETTE” chaloupe crevettière construite en 1924 chez Métérie à Honfleur. Ce modèle, plus important que la “LUNE”, représente l’évolution de ces chaloupes armées dans les eaux de l’estuaire de la Seine .Celle ci était motorisée à son lancement. Elle a une longueur de 8 m, ,3m10 de largeur avec 1m35 de tirant d’eau. Il est intéressant de noter à ce sujet que la chaloupe “LA MOUETTE” (LACHERAY Honfleur 1947) est conservée absolument intact par le Musée de Tatihou. Son dernier armateur l’a livrée, après l’arrêt dû à son inscription au plan Mellick sans enlever la moindre pièce d’armement. Nous avons donc avec cette chaloupe, uniquement motorisé, l’évolution complète de ce type de bateau. Dans la presqu’île du Cotentin, il n’y a donc pas eu de rupture dans la tradition, comme nous l’avons déjà dit, ainsi l’inventaire des bateaux en bois en Basse-Normandie, publié en février 1992 par le Centre Régional de Culture Ethnologique et Technique pour le Ministère des Affaires Culturelles, montre que 150 chaloupes et canots traditionnels naviguent encore dans le quartier de Cherbourg à la pêche, à la plaisance. Evidemment leur aspect n’a plus rien à voir avec celui d’origine! Plusieurs associations de Cherbourg, nées dans le sillage de François POCHON puis le Musée maritime de l’île de Tatihou et le LEP d’Equeurdreville participent activement à la restauration d’un certain nombre d’embarcations locales .D’ores et déjà 20 à 25” canots à “bourcet” (selon la véritable dénomination traditionnelle) ou vaquelottes (selon les registres de l’Administration) sont en état de naviguer ou en restauration, dans cette région. . Ce sont des bateaux de 5,10 m à 7,50 m de long, portant jusqu'à 45m2 de surface de voilure. Dernière arrivée dans la flotte traditionnelle Normande LA GRANDCOPAISE. Cette barque chalutière de14m60 de long restaurée par Jean Buisson et son équipe, a été lancée à Cherbourg après la guerre, sur des plans du chantier BARBANCHON. Datant des années 30, elle a encore les gabarits de ces grandes barques chalutières .La restauration est menée à bien. Elle vient de faire ses premiers essais la saison passée, déployant sa voilure dans les environs de St Marcouf. Ses voyages courant prévus sur Tatihou attireront sans aucun doute de nombreux clients! Dans le Cotentin Est, la « NEIRE –MAUVE », reconstitution neuve cette fois, est une goélette construite à Carteret après enquêtes et recherches, à Jersey et Guernesey. Le charpentier d’Agon Coutainville, Pierre Legueltel, a mené à bien sa construction. Il ne reste plus que quelques sous à trouver pour le jeu de voiles et autres détails! LA NEIRE MAUVE longue de 14m et pontée, sera utilisée pour une navigation touristique dans les eaux des Anglo-normandes. Dernières nouvelles en direct de Honfleur : ”ROCHES BLEUES” le dernier bateau construit par Pierre BELLOT, ainsi que “l’UNION FAIT LA FORCE” chalutier de 14m40 construit par METERIE viennent d’être restaurés. Ils attendent un gréement. En Haute-Normandie Serge PEREIRA a déjà depuis longtemps restauré son”COTE D’OPALE” à Dieppe et Pascal SERVAIN et ses amis défrichent sérieusement le terrain sur Fécamp. Le Conservatoire maritime du Havre vient, après plusieurs reconstructions, de redonner vie à un chalutier de Honfleur construit, lui aussi, par M. LACHERAY : le “DEHEL”. Ce bateau avait repris le nom d’un bateau- pilote de Ouistreham construit à St-Vaast en 1899. Les initiales des prénoms des Pilotes qui l’utilisaient lui donnèrent son nom : Désiré HERBLINE, Emile HERBLINE, Henri LEGABILLEUR, Edouard LE FOULON, Louis CARPENTIER Marcel DEBEQUE, lui, a préféré construire son “AVENIR”avec un souci de finition, et dans l’esprit des petits canots de la plage du Havre. Nous n’avons sans doute pas cité toutes les initiatives dans ce rapide tour d’horizon montre que depuis quelques années l’intérêt s’est développé pour le patrimoine maritime de nos côtes. Alors que l’on croyait tout disparu à jamais. S’agit-il d’une mode ? C’est possible, ce n’était pas le but recherché au départ....En tout cas il faut savoir que la relation amoureuse avec le bateau en bois demande 80% de temps de soins assidus pour 20 "petits pour cent” de joies en commun.... Cela limite quelque peu le nombre des “passionnés”! François Renault
Voici un texte qui parle de la fédération MANCHE dans les années 90
Texte écrit pour le journal de la fédération Manche, dans les années 90. LE PATRIMOINE MARITIME EN BASSE-NORMANDIE En Novembre 1970, une revue polycopiée, est née dans les montagnes, LE PETIT PERROQUET. Elle lie quelques amoureux du monde de la mer et des bateaux. Le champ d’investigations est vaste: histoire des navires marchands, de guerre, de pêche ou de plaisance; puis les fervents adeptes de cette revue se sépareront pour aller chacun dans leur direction, faire leurs recherches selon les centres d'intérêt personnel et leur époque préférée. Il existe alors un monde qui n’a jamais, ou très rarement, provoqué l’intérêt des chercheurs: l’étroite bande côtière qui entoure la France. Si l’on connaît celui de la “grande marine”, des batailles navales, des victoires ou aussi des défaites, l’histoire de la vie de tous les jours: des pêcheurs, des constructeurs, de tous ceux qui vivent de la mer, reste pratiquement inconnue. Il paraît donc intéressant à quelques uns d’y enquêter de rechercher pour le faire connaître .Les résultas de ces recherches montrent qu’il est beaucoup plus riche qu’il n’y paraissait, tant au point de vue activités humaines que évolution des techniques de pêche et de construction. C’est durant cette période de recherches que naît, d’abord de manière insidieuse ,le livre “Bateaux de Normandie”qui ne sera publié qu’en 1984, et qui parait maintenant bien mince, car “les travaux pratiques” : les restaurations, les reconstructions, ont bien fait évoluer les connaissances. .. En 1978, quelques amis récupèrent plusieurs bateaux utilisés pour les pêches sur les côtes du Calvados. Il s’agissait d’un picoteux de Courseulles : le POPA découvert dans les prés de christe-marine à Sallenelles. Le propriétaire, n’en veut comme monnaie d’échange que quelques bouteilles de vin. Le deuxième est le dernier picoteux d’Isigny, bateau de la même famille mais différent de construction : le P’TIT PAUL. Le propriétaire nous le donne et une expédition avec Eric Bigotto nous permet de rapporter en même temps le troisième bateau, petit canot à clins de 2m50 fait par Monsieur Longuemare de Grandcamp. Enfin le quatrième est un curieux témoin des techniques archaïques, bien qu’il n’ait été construit qu’entre les deux guerres: il appartient au type du monoxyle surélevé avec un bordé à clins. C’est en quelque sorte l’état intermédiaire entre la pirogue et le bateau à quille d’une part, et le bateau à fond plat d’autre part. Ce bateau, très intéressant, est en dépôt au Musée du Bateau à Douarnenez, ainsi que “Popa” et “P’tit Paul”. C’est aussi bien, puisqu’au temps ou l’on rêvait de Musée en Normandie, le petit canot à clins et un certain nombre de bateaux collectionnés ont été soigneusement passés au bulldozer par les soins de l’entreprise chargée des travaux....du futur Musée! Enfin dernier bateau récupéré en ces “temps de rêves”....une chaloupe de Grandcamp très réussie, par Mr Louis Longuemare : le SOUVENIR. Celle-ci a été achetée pour 250 Frs et renflouée dans l’eau et la vase du port de Courseulles avec l’aide de Eric et Daniel Lafay. Elle mesurait7m de long. Après 4 ans dans un jardin, le notre...elle sera brûlée au chantier de Trouville où elle avait été emmenée pour une restauration de sauvetage. Le patron du chantier ayant changé dans l’intervalle. Le Picoteux de Grandcamp, le « StGermain », construit lui aussi par Louis Longuemare pendant la guerre, au sec sur la pelouse du presbytère de Courseulles et récupéré et remisé sur le terrain d’un chantier de Courseulles . A notre grande surprise il ne restera qu’un tas de cendre à notre congé suivant. L’association “VERGUILLON naît de ces“exploits” en 1980. La mode n’est pas encore complètement, au patrimoine maritime mais curieusement et sans se concerter les mêmes gestes sont entrepris à cette époque, sur toutes les côtes de France, par des passionnés d’histoire des techniques maritimes locales. Mais en Cotentin, depuis de nombreuses années, déjà, quelques bateaux naviguaient dans la tradition des canots à bourcet de la région. Le”NOCES-D’OR” à Monsieur PESNEL de StVAAST construit par GUERRAND dans les années 40 et un superbe canot à bourcet de 6m construit par P Bellot : ”JANIC”. En 1968 il naviguait à St Vaast, pour le plaisir, avec un flèche sur le tapecul! Cette très belle coque appartenait, je crois, à un ostreiculteur : Mr Jacky ADAM. Sa coque, très délabrée semblait à l’abandon, il y a deux ou trois ans près du phare Réville. Quand à Michel LEGAILLARD, de Fermanville, il naviguait déjà depuis quelques années avec CELINIE un petit canot du Cotentin du début du siècle. C’est aussi à ce moment-là que Jacques Dadure commence la restauration de sa MARIE MADELEINE. Ce travail énorme n’a pas encore mangé toute son énergie puisqu’il le mène encore avec patience et obstination fignolant sans cesse sa reconstruction. Il faut signaler aussi Pierre Lefevre, mécanicien sur la vedette des Douanes de Cherbourg qui mène à bien la première restauration de vaquelotte de Barfleur L’ORMEN LANG. C’était en 1981 et il est intéressant de noter que dans cette région « comme une île » il n’y a pas eu de rupture entre la navigation de travail traditionnelle et le commencement de sa mise en valeur avant qu’elle ne disparaisse, ce qui n’a pas été le as dans toutes les régions. Ainsi donc la récupération des 5 bateaux issus de chantiers différents constitue donc pour les compères, le début d’une étude des techniques utilisées localement en constructions navales. Accueillis et mis en valeur au Musée de Douarnenez, alors en pleine gestation, ils y resteront. L’association“Verguillon”a continué un travail de collectage (A peu près une cinquantaine de bateaux) qui va trouver enfin son aboutissement, nous l’espérons, avec la participation au Centre de la mer de Tatihou A l’heure actuelle le port de St Vaast la Hougue accueille déjà les bateaux de plusieurs associations dont quelques unités de l’Association “Vaquelottes du Cotentin” et, en plus un ensemble de bateaux pêcheurs de Honfleur, Trouville, et aussi de StVaast, qui auraient dû être brûlés avec le plan Mellick. Des particuliers ont aussi leurs bateaux au ponton. Le charpentier, Jean-Pierre Laurence attaché au musée s’emploie à la restauration d’embarcations appartenant à l’association de l’Ile deTatihou Ce plan d’eau très attractif, voit aussi se développer des rencontres de bateaux de plaisance traditionnels: Hirondelles, 12 m² du Havre, bientôt Monotypes Minimum de la Manche, une Aile, actuellement en restauration, et d’autres moins connus.. Des initiatives privées voient le jour ,Jean-Claude FROUARD retrouve en 1988, dans un verger près de Lisieux ,celle qui reste encore la plus vieille chaloupe connue des chantiers LABREQUE de Courseulles. Datant 1921 et il la restaure à l’identique, c’est « BRISE » Olivier OUDRY avait, depuis quelques années, restauré un 12m2 du Havre et plus récemment Pierre DABURON est venu à bout d’un voilier signé Sergent, le TIGER RAG. En 1990, le lancement de la bisquine “LA GRANVILLAISE”copie d’un bateau représentant alors le type porté à sa perfection vers 1899, la ROSE MARIE. Monsieur ANFRAY de Granville n’a pas trahi, par son travail d’ébéniste, l’esprit du constructeur JULIENNE, qui aquarellait ses plans et ne savait faire que des bateaux superbes Ce deuxième grand bateau normand marque le Patrimoine maritime de notre région; Le concours de reconstructions ou de restaurations de bateaux traditionnels pour Brest92 a provoqué un engouement plus motivant, plus “grand public”, que la recherche et le collectage pour la connaissance et la conservation en Basse- Normandie. Durant 12 années nous n’avons pas su intéresser réellement les pouvoirs publics, et voilà que les buts proposés par ce concours apportent un deuxième souffle dans les ports de Basse-Normandie. Des énergies nouvelles, aidées par les collectivités locales et des sponsors lancent, et aboutissent à différents projets. , L’association “Educanaute“, spécialisée dans la réinsertion de jeunes, restaure une chaloupe de8m20 construite à Porten Bessin en 1941.Elle est remise en état et grée. L’UNION navigue entre le Cotentin et la côte du Calvados. A Dives le St REMY, joli bourcet-malet à l’origine, construit à Barfleur est restauré, mais il est gréé en flambard (foc, misaine et grand-voile) Long de 5m ce petit bateau rapide est une réminiscence des chaloupes utilisées pour la drague des huîtres à Réville, où ce gréement était très utilisé au 19ème siècle, et apportées avec plusieurs familles de pêcheurs venues à la fin du siècle dernier tenter leurs chance à DIVES. Il est armé par une équipe de solides matelots formés à l’école du CAPAC de Dives, et ce n’est pas peu dire....... Dans le même temps, une équipe d’infirmiers de l’hôpital du Bon-Sauveur de Caen et de celui de Trouville s’attaque à la construction d’une petite chaloupe crevettière d’un type utilisé à la fin du siècle dernier à Trouville et Honfleur. La LUNE naît dans une atmosphère chaleureuse. Ces bateaux sans prétentions de marche, mais stables et confortables, étaient utilisés par des pensionnés ou des matelots blessés ou usés par les opérations de virage à bras du chalut. Le type de bateau idéal pour l'embarquement de personnes handicapées. La “LUNE”, mesure 6m30, grée d 'un foc et d’une grand voile au tiers elle a 30m2 de “voilure”tout dessus”. Elle a été construite dans l’atelier de menuiserie d’un service du Bon Sauveur. L’opération a été une réussite pour les malades qui ont étés intéressés dans le projet. Tout près de là, à Honfleur, Mr Morice et son association s’activaient à redonner une deuxième vie à la “Ste BERNADETTE” chaloupe crevettière construite en 1924 chez Métérie à Honfleur. Ce modèle, plus important que la “LUNE”, représente l’évolution de ces chaloupes armées dans les eaux de l’estuaire de la Seine .Celle ci était motorisée à son lancement. Elle a une longueur de 8 m, ,3m10 de largeur avec 1m35 de tirant d’eau. Il est intéressant de noter à ce sujet que la chaloupe “LA MOUETTE” (LACHERAY Honfleur 1947) est conservée absolument intact par le Musée de Tatihou. Son dernier armateur l’a livrée, après l’arrêt dû à son inscription au plan Mellick sans enlever la moindre pièce d’armement. Nous avons donc avec cette chaloupe, uniquement motorisé, l’évolution complète de ce type de bateau. Dans la presqu’île du Cotentin, il n’y a donc pas eu de rupture dans la tradition, comme nous l’avons déjà dit, ainsi l’inventaire des bateaux en bois en Basse-Normandie, publié en février 1992 par le Centre Régional de Culture Ethnologique et Technique pour le Ministère des Affaires Culturelles, montre que 150 chaloupes et canots traditionnels naviguent encore dans le quartier de Cherbourg à la pêche, à la plaisance. Evidemment leur aspect n’a plus rien à voir avec celui d’origine! Plusieurs associations de Cherbourg, nées dans le sillage de François POCHON puis le Musée maritime de l’île de Tatihou et le LEP d’Equeurdreville participent activement à la restauration d’un certain nombre d’embarcations locales .D’ores et déjà 20 à 25” canots à “bourcet” (selon la véritable dénomination traditionnelle) ou vaquelottes (selon les registres de l’Administration) sont en état de naviguer ou en restauration, dans cette région. . Ce sont des bateaux de 5,10 m à 7,50 m de long, portant jusqu'à 45m2 de surface de voilure. Dernière arrivée dans la flotte traditionnelle Normande LA GRANDCOPAISE. Cette barque chalutière de14m60 de long restaurée par Jean Buisson et son équipe, a été lancée à Cherbourg après la guerre, sur des plans du chantier BARBANCHON. Datant des années 30, elle a encore les gabarits de ces grandes barques chalutières .La restauration est menée à bien. Elle vient de faire ses premiers essais la saison passée, déployant sa voilure dans les environs de St Marcouf. Ses voyages courant prévus sur Tatihou attireront sans aucun doute de nombreux clients! Dans le Cotentin Est, la « NEIRE –MAUVE », reconstitution neuve cette fois, est une goélette construite à Carteret après enquêtes et recherches, à Jersey et Guernesey. Le charpentier d’Agon Coutainville, Pierre Legueltel, a mené à bien sa construction. Il ne reste plus que quelques sous à trouver pour le jeu de voiles et autres détails! LA NEIRE MAUVE longue de 14m et pontée, sera utilisée pour une navigation touristique dans les eaux des Anglo-normandes. Dernières nouvelles en direct de Honfleur : ”ROCHES BLEUES” le dernier bateau construit par Pierre BELLOT, ainsi que “l’UNION FAIT LA FORCE” chalutier de 14m40 construit par METERIE viennent d’être restaurés. Ils attendent un gréement. En Haute-Normandie Serge PEREIRA a déjà depuis longtemps restauré son”COTE D’OPALE” à Dieppe et Pascal SERVAIN et ses amis défrichent sérieusement le terrain sur Fécamp. Le Conservatoire maritime du Havre vient, après plusieurs reconstructions, de redonner vie à un chalutier de Honfleur construit, lui aussi, par M. LACHERAY : le “DEHEL”. Ce bateau avait repris le nom d’un bateau- pilote de Ouistreham construit à St-Vaast en 1899. Les initiales des prénoms des Pilotes qui l’utilisaient lui donnèrent son nom : Désiré HERBLINE, Emile HERBLINE, Henri LEGABILLEUR, Edouard LE FOULON, Louis CARPENTIER Marcel DEBEQUE, lui, a préféré construire son “AVENIR”avec un souci de finition, et dans l’esprit des petits canots de la plage du Havre. Nous n’avons sans doute pas cité toutes les initiatives dans ce rapide tour d’horizon montre que depuis quelques années l’intérêt s’est développé pour le patrimoine maritime de nos côtes. Alors que l’on croyait tout disparu à jamais. S’agit-il d’une mode ? C’est possible, ce n’était pas le but recherché au départ....En tout cas il faut savoir que la relation amoureuse avec le bateau en bois demande 80% de temps de soins assidus pour 20 "petits pour cent” de joies en commun.... Cela limite quelque peu le nombre des “passionnés”! François Renault